Tour à guillocher par Mercklein

Tour à guillocher par Mercklein© Musée des arts et métiers, Cnam / Photo Studio Cnam
Auteur matériel
Jean Tobie Mercklein
Date de fabrication
1780
Emplacement
Musée
N° inventaire
00114-0001-
Classification
Objet grandeur réelle
Matériaux
Fer Laiton Bois Acier Boyau Fibre indéterminé
Dimensions
218 x 173 x 112 cm, 530 kg
Date d'entrée
1801

La chaleur de l’acajou, les imposantes colonnes cannelées, l’éclat doré du laiton nous rappellent la destination royale de ce tour, provenant du cabinet de mécanique de Pierre Élisabeth de Fontanieu, contrôleur général du Garde-Meuble de la Couronne pendant le règne de Louis XVI. Ce tour permet de ciseler la surface d’un boîtier de montre, d’une boîte à tabac ou à bijoux avec des rosaces concentriques d’une infinie variété. Sous l’effet d’une mystérieuse partition mécanique, le métal tournoie, oscille et se creuse d’arabesques volubiles. Le principe de ce tour repose sur les quatre paires de rosettes (cames) aux profils différents. Chacune d’entre elles détermine un mouvement particulier du tambour sur lequel elle est montée. Le futur dessin gravé dépend de la came sélectionnée. La pédale transmet un mouvement circulaire au tambour. Cette rotation est vite contrariée par la forme même de la rosette. Monté sur ressort, l’axe décrit alors un mouvement oscillatoire. Cette vibration, d’avant en arrière, de haut en bas, est répercutée sur la pièce à ciseler, mais l’outil reste fixe.
Karine Alexandrian. In : Dufaux, Lionel (dir.), Le Musée des arts et métiers. Guide des collections, Paris, Musée des arts et métiers - Cnam, 2013.