Modèle : Machine à fabriquer le papier avec son appareil sécheur

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Auteur matériel : 
Eugène Marie Claude Philippe
Date de fabrication : 
1834
Emplacement : 
Musée
N° inventaire : 
04033-0000-
Classification : 
Modèle ou Maquette
Matériaux : 
Bois Cuivre Fonte Textile Plomb Acier Fer Laiton
Dimensions : 
68 x 254 x 86 cm, 176 kg
Date d'entrée : 
1834

À la fin du XVIIIe siècle, le papier reste relativement rare et cher, or la demande ne fait qu'augmenter. La " machine à faire le papier d'une très grande longueur ", brevetée par Louis-Nicolas Robert en 1799, va permettre de fournir aux imprimeurs des papiers de tous formats et de soutenir le développement formidable de l'édition.

Une fabrication en continu
Le procédé mécanique suit au plus près les gestes des artisans. La pâte à papier est préparée dans des piles à cylindres - invention hollandaise du XVIIe siècle - qui déchirent les chiffons de chanvre, de lin, ou de coton. Déversée dans la cuve, la pâte liquide passe sur la toile sans fin de la machine qui est agitée mécaniquement. La feuille formée passe ensuite entre plusieurs presses garnies de feutres puis entre des cylindres sécheurs avant de s'enrouler sur des bobines en fin de parcours.

Du chiffon au bois
Les premiers clients des papeteries mécaniques sont les journaux et les fabricants de papier peint. En 1834, la France compte cinquante-quatre machines à papier ; dix ans plus tard, deux cents machines ont été construites !
L'augmentation de la production encourage vite les papetiers à se mettre à la recherche d'une matière première de substitution : la cellulose extraite du bois. La pâte de bois supplante définitivement le chiffon vers 1880.

(Cartel de l'exposition permanente)