« La force des plantes », la nature insaisissable des arbres exposée au musée des Arts et Métiers

Du 3 au 29 mars 2020, le musée des Arts et Métiers accueille l'exposition « La force des plantes » du peintre Lukasz Huculak. Cet accrochage s’inscrit dans le cadre du développement de la politique culturelle du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) et du Crous de Paris.

Inspiré par les recherches botaniques d’Albrecht Dürer et les esquisses de Léonard De Vinci, l’artiste polonais Lukasz Huculak dépeint une nature insaisissable, fantastique et apocalyptique. L’exposition La force des plantes réunit 26 œuvres originales, présentées dans deux espaces du musée, le Café des techniques et la Galerie, située au 1er étage, à côté du centre de documentation.

Retranscrire la vibration des éléments naturels, la vapeur qui émane du sous-bois, l’enchevêtrement des branches, l’écorce qui respire… Pour Lukasz Huculak, dessiner des arbres est une épreuve, un exercice en soi. Au fil du geste artistique, entre récupération des matières premières, utilisation et réutilisation de différents calques, les créatures naturelles deviennent cognitives, ambiguës et complexes. Des plantes rachitiques, sous rayon X, s’articulent sur le papier comme les synapses du cerveau humain, les craquelures d’un mur. Elles sont le reflet d’une logique interne - de la racine à la fleur -, mais également d’une force extérieure, d’un environnement.

Lukasz Huculak, né en 1977, vit et travaille à Wroclaw et Oborniki Slaskie (Pologne). Diplômé de l'Académie des Beaux-Arts de Wroclaw, il est professeur à l’Académie d’art et de design de Wroclaw et dirige actuellement un atelier de peinture. Il a présenté plus d’une cinquantaine d'expositions personnelles et participé à plus de 230 expositions collectives. Les œuvres présentées au musée des Arts et Métiers ont été réalisées en 2019 dans le cadre d’une résidence de l’artiste issue du partenariat international entre l’Académie des Beaux-Arts de Wroclaw et le Crous de Paris.

En savoir plus sur l’artiste, Lukasz Huculak