Fardier à vapeur

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Auteur matériel : 
Michel Brézin
Auteur intellectuel : 
Nicolas Joseph Cugnot
Date de fabrication : 
1771
Emplacement : 
Musée
N° inventaire : 
00106-0001-
Classification : 
Objet grandeur réelle
Matériaux : 
Bois Cuivre Fer Fonte Laiton
Dimensions : 
215 x 725 x 225 cm, 4000 kg
Date d'entrée : 
1799

L'ingénieur militaire français Nicolas Joseph Cugnot applique pour la première fois la machine à vapeur au déplacement d'un véhicule. Cette expérience marque le point de départ de la lente motorisation des transports, qui cesseront peu à peu de dépendre des forces naturelles aux XIXe et XXe siècles.

Un prototype unique
Vers 1760, plusieurs savants pensent à utiliser la vapeur pour actionner des roues de voiture. Cugnot étudie les emplois de la vapeur pour le matériel militaire. Soutenu par le ministre de la Guerre, le duc de Choiseul, il réalise d'abord une maquette puis le prototype de chariot à vapeur que nous connaissons. Mais Choiseul quitte ses fonctions et l'expérience est interrompue avant les essais. Elle se révèle pourtant une étape décisive dans l'histoire des transports.

Le premier véhicule automobile
Un fardier est un chariot pour lourdes charges, telles les pièces d'artillerie. Celui de Cugnot dispose de trois roues et d'une chaudière à haute pression placée à l'avant de la roue motrice. Celle-ci est actionnée par deux pistons et peut pivoter autour d'un axe vertical manipulé à l'aide d'un guidon. L'engin dispose d'une marche arrière et peut transporter une charge de cinq tonnes à 4 km/h. Mais il n'a pas de véritable frein et sa chaudière devait s'épuiser rapidement. En fait cette première automobile est abandonnée sans avoir jamais fonctionné.

(Cartel de l'exposition permanente)