
Invité par le musée des Arts et Métiers, Djamel Tatah s’est associé au maître imprimeur Michael Woolworth pour réaliser une œuvre de grande dimension autour de l’idée de chute. La technique de la xylographie sur tissu transparent permet de jouer avec la lumière qui circule dans l’abside de l’église et l’impression recto-verso invite le spectateur à tourner autour de l’œuvre pour l'appréhender de différents points de vue.
La présence de Djamel Tatah au musée des Arts et Métiers atteste de son attachement aux techniques traditionnelles qui tiennent une place importante dans son processus de création, notamment lorsqu’il s’agit de les détourner avec la complicité de l’artisan d’art.
Cette installation fait écho à l'exposition personnelle de l'artiste à la galerie Poggi à Paris présentée du 18 mai au 15 juin 2019 et composée de huit tableaux autour des thèmes de la guerre, de la solitude et de l’errance.
Né en 1959, l’artiste franco-algérien Djamel Tatah enseigne à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il vit et travaille en Provence. Régulièrement présentés en France et à l’étranger, ses tableaux ont rejoint d'importantes collections privées et publiques dont le British Museum et le Musée National d’Art Moderne Centre-Pompidou.
Crédits photographiques : Roland Michaud et Djamel Tatah
Hannah Arendt, Journal de pensée, vol. 2, Seuil, 2005, p. 803.
