Conservation du Blériot XI de la traversée de la Manche

Exposé dans l'ancienne église de Saint-Martin-des-Champs, le Blériot XI de la traversée de la Manche fait régulièrement l'objet de toutes les attentions de la conservation du musée.

Aéroplane Blériot ayant traversé La Manche, Louis Blériot, 1909 (inv. 14272)
 
Intervention d’un restaurateur spécialisé support toile, 1996, 2008
Les toiles du fuselage et des ailes ont fait l’objet d’un long travail qui a permis de documenter l’histoire de l’objet. Des housses protègent les toiles en soie artificielle enduite, très fragile, contre les ultra-violets. L’ensemble est dépoussiéré lors d’interventions spectaculaires.
 
© Musée des Arts et Métiers-Cnam / Photo Michèle Favareille

Comme toutes les collections du musée, les aéroplanes doivent régulièrement faire l'objet de campagnes de dépoussiérage. Contrairement à une idée souvent répandue, la poussière ne contribue pas à la conservation des collections, mais est un facteur de dégradation. Par son caractère hydrophile (qui capte l’humidité), la poussière peut en effet favoriser le développement de micro-organismes, de moisissures. Il faut donc régulièrement procéder au dépoussiérage des objets, à l’aide de plumeaux montés sur des perches télescopiques, ou d’aspirateurs dont les embouts sont soigneusement choisis pour ne pas dégrader les collections. L’opération prend parfois un tour impressionnant lorsqu’il s’agit d’objets de grandes dimensions ou difficilement accessibles.

C’est tout particulièrement le cas pour les collections d’aéroplanes du musée des Arts et Métiers. On peut voir ici une intervention conduite il y a quelques années sur le Blériot XI avec lequel Louis Blériot traversa la Manche, le 25 juillet 1909. Le restaurateur, formé aux travaux de grande hauteur, a pris place dans une nacelle qui lui permet de s’approcher au plus près de l’avion. La face supérieure des ailes du Blériot XI est protégée par des housses pour en limiter les dégradations.