Comment a-t-on fait entrer l’Avion d’Ader au musée ?

L’Avion n°3 de Clément Ader, objet phare de notre collection Transports, surplombe aujourd’hui l’escalier d’honneur du musée des Arts et Métiers. Les visiteurs, impressionnés par sa taille, se questionnent souvent sur la façon dont l’aéronef a été introduit dans le musée. Voici l'histoire et les images de son installation.
© Musée des arts et métiers-Cnam, Paris / photo Alain Doyère

Après avoir été présenté lors de l’Exposition universelle de 1900, l’Avion n°3 est offert au Conservatoire des Arts et Métiers en 1903.  

Il n’a pas toujours surplombé l’escalier d’honneur du musée comme on peut le voir aujourd’hui. Avant la rénovation opérée entre 1992 et 2000, il était exposé dans la nef de l’église, rehaussé de quelques mètres grâce à une structure métallique au-dessus de la collection d’automobiles placée à l’abri sous ses ailes.
 
Perspective de la nef de l'église Saint-Martin-des-Champs consacrée aux transports, c. 1979 © Musée des arts et métiers-Cnam/photo Jean-Claude Wetzel

Au cours des années 1980, l’aéroplane de Clément Ader fait l’objet d’un important chantier de restauration au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget. À son retour, par où est entré l’avion ? Et comment a-t-il été hissé sous le plafond de l’escalier d’honneur ? Un reportage photo, réalisé à l’époque, permet de retracer l’histoire de sa réinstallation au musée.
 
© Musée des arts et métiers-Cnam, Paris / photo Pascal Faligot
 
L’Avion n°3 est revient en camion aux Arts et Métiers en octobre 1994, alors que le musée est en pleins travaux. Le fuselage (carcasse fuselée constituant le corps de l'avion) repose sur un socle en bois, porté à bout de bras par des transporteurs spécialisés dans les œuvres d’art et objets de collection. Ses ailes et ses hélices ont, elles, été démontées pour le transport.
 
Il est introduit dans l’enceinte du Conservatoire par une entrée de service, située rue Vaucanson, puis rejoint le musée par la porte de la salle de l’écho, où est aujourd’hui exposé le Fardier de Cugnot.
 
© Musée des arts et métiers-Cnam, Paris / photo Pascal Faligot

Les transporteurs lui font alors gravir les marches de l’escalier d’honneur, où a préalablement été installé un échafaudage. Les ailes et les hélices de l’avion suivent le même trajet, elles-aussi portées à force d’homme. Les différents éléments sont assemblés sur l’échafaudage. On fixe ensuite un palonnier (dispositif permettant de soutenir une charge) et les câbles qui permettent de suspendre l’avion au-dessus de l’escalier.
 
© Musée des arts et métiers-Cnam, Paris / photo Pascal Faligot
 
Une fois l’appareil solidement accroché, l’échafaudage est démonté. Depuis, l’avion plane au-dessus de l’escalier d’honneur, magnifique écrin d’architecture pour une pièce majeure des collections.
 
© Musée des arts et métiers-Cnam, Paris / photo Michèle Favareille

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Question de visiteurs : Y a-t-il eu un train dans le musée ?