Automate : Joueuse de tympanon

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Auteur matériel : 
Pierre Kintzing
Date de fabrication : 
1784
Emplacement : 
Musée
N° inventaire : 
07501-0001-
Classification : 
Objet grandeur réelle
Matériaux : 
Acier Bois Ivoire Laiton Porcelaine Soie Fibre indéterminée
Dimensions : 
ensemble avec table et socle à tiroir et clé: 122,5 x 123 x 65 cm autre (ensemble sans clé): 122,5 x 123 x 57 cm autre (table): 57 x 123 x 57 cm autre (socle à tiroir): 14,5 x 113,5 x 48 cm autre (automate): 51 x 53 x 49 cm autre (tympanon): 31,5 x 71,5 x 36,5 cm autre (vitrine crée pour une exposition): 192 x 170 x 105 cm autre (caisse de la vitrine): 221 x 191 x 116 cm Clef papillon de remontage: 1,2 x 10 x 21 cm, 110g.
Date d'entrée : 
1865

La Joueuse de tympanon est l’une des « étoiles » du Musée des arts et métiers. Trônant au centre du Théâtre des automates, elle émerveille depuis plus de deux siècles par sa perfection technique, son maintien, sa grâce quasi-naturelle. Conjuguant mécanique de précision et divertissement, elle offre un exemple exceptionnel de la « science amusante » qui se pratiquait dans les cabinets de physique des Lumières et les salons des grandes cours européennes à la fin du XVIIIe siècle.

« Les charmes physiques et le talent musical de Marie-Antoinette »
L’automate est un androïde, c’est-à-dire qu’il figure un être humain. Il s’agit en l’occurrence d’une jeune femme vêtue d’une robe « petite Dauphine », à corset et paniers, jouant d’un tympanon, instrument de musique dont on doit frapper les cordes avec de petits marteaux. La joueuse est assise. Elle repose sur un mécanisme complexe doté d’un cylindre divisé en trois parties. Deux séries de huit cames animent des leviers qui font bouger les deux bras de l’automate. La joueuse est une instrumentiste : la musique est bel et bien produite par les marteaux portés par les mains de la poupée. Les mouvements de la tête et du buste lui donnent une attitude presque vivante. Elle dispose d’un répertoire de huit airs, dont un seul est actuellement identifié : il s’agit d’une transcription de l’aria de la bergère, tiré de L’Armide de Gluck

De Marie-Antoinette au théâtre des automates
Vraisemblablement construite en 1784, la joueuse est livrée à la Cour de France au début de l’année 1785. La reine Marie-Antoinette en fait don par la suite à l’Académie des sciences. C’est ainsi que l’automate fut conservé à l’Académie avant d’être attribué, le 6 juin 1864, au Conservatoire impérial des arts et métiers dont le directeur, le général Morin, chargea Robert Houdin de le remettre en état.

Lionel Dufaux, responsable des collections Energie et Transports