Modèle d'un métier à filer automatique mule-jenny pour le coton

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Auteur matériel : 
Charles Albert
Auteur intellectuel : 
Samuel Crompton
Date de fabrication : 
Avant 1812
Emplacement : 
Musée
N° inventaire : 
00184-0000-
Classification : 
Objet grandeur réelle
Matériaux : 
Bois Cuir Laiton Plomb Fer Ivoire
Dimensions : 
60,5 x 112 x 84 cm, 34,6 kg
Date d'entrée : 
1812

La mécanisation de la filature est une étape clé de la révolution industrielle en Angleterre. Dans la mule-jenny, chacune des mutiples broches remplit les tâches autrefois accomplies par une seule fileuse. Le prix du fil ne tarde pas à baisser. Ces machines anglaises sont importées et copiées en Europe et aux États-Unis dès les années 1780.

Des inventions en cascade
Vers 1774, l'Anglais Samuel Crompton combine deux machines existantes : la spinning jenny et le water-frame pour former une machine qui réunit leurs avantages respectifs : la mule-jenny. Les mèches de fil brut sont placées sur le râtelier de la partie fixe. Elles sont écrasées et étirées par des petits cylindres, puis elles s'enroulent autour d'une bobine placée sur l'élément mobile : le chariot. En variant la vitesse des différents éléments on obtient un fil plus ou moins fin et plus ou moins tordu. Le mouvement du chariot est donné par un ouvrier qui actionne un volant ou pousse le chariot.

Les répercussions sociales
Au début du XVIIIe siècle, huit à dix fileuses étaient nécessaires pour alimenter en fil de chaîne et de trame, un seul tisseur. De nombreux ouvriers sont mis au chômage par les mule-jenny et les cardes mécanisées. Les premières filatures industrielles sont le théâtre d'agitations sociales importantes : des machines sont cassées, d'autres sont incendiées.

(Cartel de l'exposition permanente)