Aéroplane, dit Avion n° 3

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Auteur matériel : 
Clément Ader
Date de fabrication : 
1897
Emplacement : 
Musée
N° inventaire : 
13560-0001-
Classification : 
Objet grandeur réelle
Matériaux : 
Acier Alliage ferreux Textile Bois Soie Aluminium Bambou
Dimensions : 
poids avec le moteur: 350 x 1500 x 520 cm, 258 kg
Date d'entrée : 
1903

Clément Agnès Ader est né à Muret, en Haute-Garonne en 1841. Ingénieur inventif dans des domaines très variés comme les applications de l'électricité à la transmission du son et les transports sur route, il abandonne l'administration des Ponts et Chaussées pour se consacrer à un rêve qui le hantait depuis longtemps : vaincre la pesanteur, en s'inspirant du vol des oiseaux. Ce sont ses travaux dans le domaine de la navigation aérienne qui permettront à cet homme volontaire et déterminé de passer à la postérité.

De l'Éole à l'"Avion 3"
Construite entre 1882 et 1889 une première machine volante, l'Éole I, parvient le 9 octobre 1890 à quitter le sol. Cet "avion", néologisme dont Ader est l'auteur, devient, après modifications, l'Éole 2. Il est endommagé lors d'essais en 1891. Avec l'aide du Ministère de la Guerre, Ader entreprend, aussitôt après, la construction de l'"Avion 3" présenté ici. Achevé en 1897, il mesure 16 mètres d'envergure et repose sur 3 roues. Son poids est de 258 kg à vide et n'atteint pas 400 kg en ordre de marche avec pilote. Deux moteurs à vapeur de 20 ch, indépendants, actionnent chacun une hélice de 4 pales. Les hélices tournent en sens inverse. Il y a une chaudière et un condenseur pour les deux moteurs. Les ailes sont en soie et tiges de bambou.

Le vol de la chauve-souris à moteur
Les essais ont lieu les 12 et 14 octobre 1897 à Satory. L'avion parcourt quelques centaines de mètres, prend de la vitesse, les roues quittent sporadiquement le sol. Les conditions météorologiques sont mauvaises. Le vent fait basculer l'avion qui atterrit brutalement, ailes, roues et hélices brisées. Ces résultats ne sont pas jugés assez intéressants pour que l'État poursuive son aide. Ader décide d'abandonner ses recherches d'avionneur. En 1903, il donne l'"Avion 3" au Conservatoire des arts et métiers. L'avion a été complètement restauré, sous la direction du Général Lissarrague, par les services techniques du Musée de l'air et de l'espace du Bourget.

(Cartel de l'exposition permanente)