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Le Portefeuille industriel




Pompe à feu de Gadon

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© Musée des arts et métiers/J.-M. Courant/Dephti-Ouest
Lavis de couleurs sur traits de crayon et d'encre. Cotes à l'encre noire et lettres de renvoi à une légende figurant à même la feuille. Dessin non signé, exécuté pour le Conservatoire. Papier vergé [61,5 x 441. 1799.

Inv. 13571.27111 (d'une série de cinq).


On désignait autrefois sous le nom de pompes à feu les machines à vapeur fixes, utilisées pour l'élévation de l'eau.

Le 13 floréal an VI [2 mai 1798], un ingénieur cherbourgeois, Jacques Gadon, envoya au ministre de l'Intérieur le dessin d'une pompe à feu de réalisation simple et pratique, qu'il avait conçue dès 1777 et améliorée depuis : «Elle n'est susceptible d'aucun frotement [;] elle n'a ni Rouage ni balancier, ni piston, ni aucuns de leurs accessoires. la simple vapeur de L'eau suffit pour la mettre en activité et perpétuer son mouvement (1)», affirmait-il.

Le ministre Nicolas-Louis François de Neufchâteau donne son accord pour la construction, le 4 fructidor an VI [21 août 1798] (2). La pompe est destinée aux futurs équipements du Conservatoire des Arts et Métiers. Le 18 brumaire [8 novembre], Gadon a fini son travail et Molard fait provisoirement transporter la pompe au dépôt de l'hôtel de Mortagne, rue de Charonne, en attendant de pouvoir «la placer définitivement dans le Local destiné à l’Hétablissement du conservatoire (...).» Rappelons que l'institution ne s'implante progressivement à Saint-Martin-des-Champs qu'à partir de Janvier 1799.

La pompe est quasiment installée le 18 vendémiaire an VIII [10 octobre 1799], dans les jardins du Conservatoire. Gadon meurt moins de six mois plus tard.

(1) Musée national des Techniques. Archives, B 109.
(2) Musée national des Techniques. Archives, A 262.