Quand les objets s'animent...
Les animations ci-dessous te font découvrir le fonctionnement d'objets de la collection du musée !
Toutes les animations sont interactives : n'hésite pas à les manipuler, tenter et recommencer pour comprendre le principe de chaque objet dans ses moindres détails. Amuse-toi bien !
// LE TÉLÉGRAPHE DE MONSIEUR CLAUDE CHAPPE //
Dans la rubrique "Transmission", passe ta souris sur le télégraphe et découvre sa structure intérieure ! Puis dans la rubrique "Fonctionnement", observe bien la position des ailes des deux sémaphores dans le fond de l’image. Reproduis exactement la même position sur le sémaphore le plus proche de toi, en t’aidant des flèches au niveau des poulies et leviers pour faire tourner les ailes. Déchiffre ainsi progressivement le message qui t'est transmis…
Justin travaille dans le sémaphore, il nous en dit plus sur son travail :
"Je suis né en 1765 et je m’appelle Justin. À mon époque, en 1794, le télégraphe aérien de l’inventeur Claude Chappe est un moyen de télécommunication optique efficace ! Je travaille en effet pour le réseau télégraphique où je suis employé comme « stationnaire ». Installé à l’intérieur du sémaphore (la grande structure métallique du télégraphe), j’utilise la longue-vue pour observer le sémaphore précédent. Je regarde attentivement la position de ses ailes qui indique le message précis à transmettre. Je reproduis exactement la même position sur le sémaphore dont je suis responsable. Pour ce faire, j’actionne tout un système de poulies, de leviers et de fils de laiton. Puis, le stationnaire installé dans le sémaphore suivant reproduit cette position des ailes à l’identique et ainsi de suite. Les sémaphores changent donc de position les uns après les autres, de telle sorte que le message est communiqué progressivement sur une distance plus ou moins longue. Le message n’est pas un code à lettres mais à chiffres : chaque chiffre renvoie à une page précise d’un cahier sur laquelle est noté le message en toutes lettres. Malheureusement, moi je ne connais pas le contenu du message…. En fait, seuls l’émetteur et le récepteur possèdent ce fameux cahier, pour s’assurer que le message est bien gardé secret lors de sa transmission !
La mise en place du réseau télégraphique en France (qui s’étendra sur plus de 5 000 kilomètres !) a bouleversé les notions de temps et de distance. Imagine : avant le télégraphe, la transmission d’un message entre Lille et Paris par exemple, nécessitait trois jours à cheval ou par pigeon-voyageur. En 1794, le message parcourt cette distance… en deux minutes ! C’est révolutionnaire !
Au départ le télégraphe était réservé à l’armée. Mais par la suite, il est aussi utilisé dans les domaines du commerce, de l’industrie, des banques, de la bourse ou encore de la Loterie nationale pour annoncer les résultats.
Puis avec la découverte de l’électricité continue et de l’électroaimant, l’américain Samuel Morse met au point le télégraphe électrique en 1844. Le télégraphe aérien disparaîtra alors petit à petit… "
// LA COURSE DE VÉLOS //
Bonjour, je m'appelle Jules et j'ai 11 ans. Actuellement en 1895, sur les côtes de Normandie, tout le village est réuni. Aujourd'hui est un jour spécial : c'est la grande course de vélos ! C'est la toute première à laquelle j'assiste, même si cela existe depuis le début des « machines à courir » avec la draisienne de 1818. Les gens devaient frapper et pousser la terre avec leurs pieds pour avancer, comme pour une trottinette. Depuis, il y a eu de l'amélioration...
Regardons les concurrents d'aujourd'hui. Sur la ligne de départ, on aperçoit le vélocipède de Pierre Michaud, avec sa structure en fer, ses jantes et ses rayons en bois. C'est avec ce modèle qu'on a placé des manivelles à pied, plus communément appelées pédivelles. On distingue aussi le Grand Bi qui est encore en train de se préparer ; on remarque tout de suite la taille élevée de sa roue avant, entièrement métallique. Et enfin, la nouvelle concurrente qui fait son baptême de course : la bicyclette souplette d'Harry J. Lawson. La structure et les jantes de la souplette sont en bois, le tout joint par des armatures métalliques. Mais... qu'est-ce ? Voilà quelque chose de nouveau au niveau des pédales : un système de chaîne.
// La belle histoire du vélo //
Cette course va nous permettre de savoir lequel de ces vélos est le plus rapide. Les paris sont lancés ! Attention, les participants sont tous en place. Trois... Deux... Un... Le coup de sifflet est lancé ! Dès que je connais les résultats de la course, je vous les communique.
Quelle surprise, la grande gagnante est la bicyclette souplette ! Le Grand Bi est arrivé en deuxième position. Certains semblent étonnés par ces résultats, nous sommes donc allés nous renseigner, voici les explications :
Ce qui a permis à la bicyclette souplette de gagner la course est qu'elle dispose d'une transmission, c'est-à-dire un mécanisme qui transmet le mouvement des pédales à la roue pour permettre de propulser la bicyclette. La transmission est composée de plateaux (sous la selle) et de pignons (à l'arrière). C'est le nombre de dents sur les plateaux qui lui permet d'aller plus vite et non la taille de la roue. La preuve : ce dispositif lui permet de faire 8,5 mètres en un tour de pédale !
// À bicyclette //
Quant au Grand Bi, sa roue motrice avant est un avantage. C'est à l'anglais James Starley que l'on doit ce modèle, il a apporté une innovation en augmentant le diamètre de la roue avant. En effet, en faisant un tour de pédale avec ce vélo, nous faisons 4,7 mètres. Cela est toutefois moins que la bicyclette, ce qui lui a valu sa deuxième position seulement...
// Le Grand bi //
Et pour finir, le vélocipède ne fait que 3,7 mètres par tour de pédale, un mètre de moins que le Grand Bi !
Mon anniversaire arrive bientôt, je sais déjà ce que je vais demander... Une bicyclette !
// L'ANCÊTRE DU DESSIN ANIMÉ : LE PHÉNAKITISCOPE //
Bonjour à tous ! Je suis Roger, reporter au "Journal qui vous informe" et je m'apprête à vous faire découvrir un nouveau jouet optique : le phénakistiscope. Cet objet vient tout juste d’être commercialisé en cette année 1833. Nous connaissions déjà le thaumatrope, mais là j’ai entendu dire que le fonctionnement était totalement différent ! Ainsi, ce nouveau jouet optique nous donne l’illusion du mouvement, fondée sur la persistance rétinienne. L’inventeur s’appelle Joseph Plateau, avec qui nous avons rendez-vous dans 5 minutes au magasin de jouet du village pour voir à quoi nous avons affaire...
[5 minutes plus tard]
Nous y voilà ! D’où je suis, je peux voir qu’il y a 4 disques en carton, et des dessins sont représentés sur chacun d’entre eux. En revanche, je ne vois pas beaucoup d’animation alors que l'on m’a dit que cela devait bouger… Ah je vois que l'inventeur Monsieur Joseph Plateau commence à faire des démonstrations. Vite, vite, j’ai hâte de voir ce que ça donne !
Ca y est, j'y suis. Je me trouve en face d’un miroir. Je tiens le disque en carton, où se trouve une dizaine de fentes. Monsieur Érudit m’indique que je dois positionner mes yeux au niveau des fentes du disque, du côté opposé des dessins, et que je dois ensuite faire tourner le disque et là… Oh ! C'est magnifique ! Tout se met en action ! Je vois un forgeron qui façonne un métal à coup de marteau ! Moi qui ne voulais pas croire ma collègue Julie quand elle me disait qu’elle voyait des personnes danser... Il me faut aller demander des explications à Monsieur Joseph Plateau.
Ca y est, j’ai les réponses à mes questions ! Monsieur Joseph Plateau vient de tout m'expliquer. Nous devons nous mettre face à un miroir et placer nos yeux au niveau des fentes, de façon à ce que les dessins du disque se reflètent dans le miroir. En tournant le disque, les fentes servent d’obturateur, c'est-à-dire qu’elles bouchent ce qu’il y a autour, ce qui permet de voir l’image reflétée dans le miroir seulement un court instant. C’est là qu’entre en jeu le phénomène de persistance rétinienne, qui est la capacité d’enregistrer les images. Il faut en effet donner le temps à notre cerveau de les enregistrer. De plus, les images doivent être différentes sans l’être trop pour autant, c’est comme ça que l’on donne l’illusion du mouvement. J’espère avoir été clair !
C'était Roger, pour le "Journal qui vous informe", à vous les studios !
// D'autres animations sont à venir bientôt...






