Chronique de la rénovation
1995
UNE ÉQUIPE POUR LA RÉNOVATION, DES COLLECTIONS QUI DÉMÉNAGENT, ET UNE SIGNALÉTIQUE POUR LE NOUVEAU MUSÉE
Une équipe pluridisciplinaire pour la rénovation
Durant cette année, l’équipe du Musée s’agrandit et se dote de nouvelles compétences pluridisciplinaires et complémentaires, indispensables à la réalisation du projet : conservateurs, restaurateurs, artisans, ingénieurs, muséologues, techniciens audiovisuels ou informaticiens, bibliothécaires, documentalistes...
Tous vont entièrement se consacrer à la rénovation, œuvrer dans un but commun : rendre la collection à ses publics, l’enrichir en renouant avec la mission statutaire du CNAM, « illustrer et accroître le patrimoine technique », la documenter, la « démontrer », à travers des dispositifs muséographiques originaux, ou simplement par la médiation humaine, faire du Musée un lieu incontournable pour l’histoire et l’actualité des techniques, un lieu d’éducation mais aussi d’émerveillement et de « délectation » selon le but premier des musées.
Les collections déménagent
Un incroyable déménagement permet de transporter « 4800 m3 d’objets » entre Paris et La Plaine Saint-Denis. Élise Picard, alors responsable de l’inventaire des collections, raconte : « (…) les réserves ont vécu au rythme des norias de camions transportant la totalité des collections de la rue Saint-Martin à Paris à l’Avenue du Président Wilson à la Plaine Saint-Denis. Pendant toute cette période, une partie de l’équipe du Musée a concentré tous ses efforts sur la gestion des collections : suivi scientifique du déballage, contrôle d’état, pesée et étiquetage des œuvres, conditionnement pour leur mise en magasin de conservation, rangement, localisation (…). Dans un souci de cohérence, d’unité et de clarté, les musées ne peuvent exposer la totalité de leurs collections. Une sélection drastique doit être opérée et la mise en réserve d’un grand nombre d’œuvres est inévitable. Les musées ne peuvent pas se passer des réserves. C’est particulièrement vrai pour les grands musées créés il y a un siècle ou même deux, comme c’est le cas pour le Musée des arts et métiers (…). »
In La revue n°28-29, article « Les réserves, base stratégique du Musée », par Élise Picard, mars 2000.
Décembre 1995 :
Signalétiques
Un concours pour l’ensemble de la signalétique du Musée est organisé. Il s’agit d’une part de concevoir la signalétique directionnelle, c’est-à-dire les éléments qui « balisent » l’espace que le visiteur est invité à parcourir durant sa visite (plans de situation, fléchage, indications des sorties de secours, des toilettes, etc) ; il s’agit d’autre part de concevoir la signalétique muséographique, c’est-à-dire les éléments et supports des signes et des textes qui permettent au visiteur de progresser dans le contenu des collections et du discours qui lui sont présentés (panneaux, cartels, etc).
L’Atelier Michel Bouvet est lauréat du concours.



















