Chronique de la rénovation
1988-1989-1990
POUR UNE RENAISSANCE DU MUSÉE OU COMMENT REDONNER VIE AU « LOUVRE DES TECHNIQUES »
Juin 1988 :
« Pour une renaissance du Musée national des techniques »
Dominique Ferriot propose au professeur Raymond Saint-Paul, alors directeur du CNAM, le rapport « Pour une renaissance du Musée national des techniques ». Il s’agit d’un ambitieux programme de rénovation d’une institution bicentenaire, le Musée national des techniques, dotée d’une grande notoriété du fait de l’importance de sa collection historique unique au monde… Collection exceptionnelle, et cependant tombée depuis plusieurs décennies dans un état de léthargie préoccupant et surtout, annonciateur d’un possible abandon.
1988-1990 :
Cycle d’expositions « Les Arts et Métiers en révolution »
Décembre 1989 : « Le Musée du Conservatoire national des arts et métiers : sa renaissance, pourquoi ? comment ? »
Un rapport décisif de Pierre Piganiol à Robert Chapuis, alors secrétaire d’État à l’enseignement technique, « Le Musée du Conservatoire national des arts et métiers : sa renaissance, pourquoi ? comment ? », servira de charte à un programme réalisé par Jérôme Dourdin avec l’équipe du Musée.
C’est l’enthousiasme d’Émile Biasini, secrétaire d’État aux Grands Travaux, le soutien de Lionel Jospin, alors ministre de l’Éducation nationale, et de Robert Chapuis, qui allaient rendre possible cette aventure : redonner vie au « Louvre des techniques », réinventer le Musée des arts et métiers dans les lieux mêmes où il fut créé à la fin du XVIIIe siècle.
Le nouvel inventaire informatisé de la collection
Débute en 1989 le nouvel inventaire informatisé de la collection (l’inventaire proprement dit ayant commencé en 1983), conduit par Élise Picard pour les 80000 objets et par Alain Mercier pour les 15000 dessins du portefeuille industriel.
Cet inventaire sera le socle à partir duquel un nouveau projet de parcours dans l’exposition permanente pourra être proposé par Bruno Jacomy, adjoint au directeur du Musée. Une équipe jeune d’historiens et d’ingénieurs s’attachera à le mettre en place dans les espaces rénovés, grâce à la maîtrise d’ouvrage assurée par la Mission interministérielle des grands travaux dirigée par Luc Tessier.
1990 :
Communication en Conseil des ministres fixant les principes de la rénovation du Musée
Mars : rapport « Les musées de l’Éducation nationale »
Françoise Héritier-Augé remet à Lionel Jospin, alors ministre de l’Éducation nationale, le rapport « Les musées de l’Éducation nationale » (paru en février 1991 à La Documentation française).













