Histoire des lieux
l'encens
et
la vapeur
et
la vapeur
L'époque gothique
LE TEMPS DES ÉDIFICATIONS
D’importants bouleversements architecturaux jalonnent l’un des épisodes les plus prospères de l’histoire martinienne. Sous les règnes de Louis VIII (1223-1226) et Louis IX (1226-1270) s'édifient la chapelle particulière des Arrode, aux abords de l'église, le cloître, le réfectoire des moines, chef-d'œuvre de l'art gothique, et la seconde nef de l'église, à propos desquels nous aimerions tant posséder des comptes de chantier, comme il en existe pour les années 1455-1456 !
C'est probablement sous le priorat d’Évrard du Pas, au temps de Saint Louis, que fut construite la nef majestueuse de Saint-Martin-des-Champs, en lieu et place de la vieille nef du XIe siècle. De cette nef du XIIIe siècle, on ignore quels furent les architectes. Elle est percée de grandes baies en cintre brisé, recoupées par un meneau soutenant deux arcs brisés et une rosace polylobée. Selon l'avis de Lefèvre-Pontalis, ces seize fenêtres en tiers-point «sont d'un style plus avancé que celui des baies du réfectoire», mais il n’y a pas lieu de situer leur exécution après le milieu du XIIIe siècle.
L'ancien réfectoire des moines (devenu en 1852 la bibliothèque du Conservatoire, grâce aux travaux de l’architecte Léon Vaudoyer) représente, avec l’église, le plus beau vestige du prieuré médiéval. Piganiol de la Force en a donné l'appréciation suivante : «Le Refectoir est regardé comme ce qu'il y a de plus parfait en gothique.» L'élégance générale de l'édifice l'a fait attribuer au célèbre Pierre de Montreuil. Mais force nous est de constater aujourd'hui que le doctor lathomorum (docteur des tailleurs de pierres) n'a peut-être été pour rien dans sa conception.
D’importants bouleversements architecturaux jalonnent l’un des épisodes les plus prospères de l’histoire martinienne. Sous les règnes de Louis VIII (1223-1226) et Louis IX (1226-1270) s'édifient la chapelle particulière des Arrode, aux abords de l'église, le cloître, le réfectoire des moines, chef-d'œuvre de l'art gothique, et la seconde nef de l'église, à propos desquels nous aimerions tant posséder des comptes de chantier, comme il en existe pour les années 1455-1456 !
C'est probablement sous le priorat d’Évrard du Pas, au temps de Saint Louis, que fut construite la nef majestueuse de Saint-Martin-des-Champs, en lieu et place de la vieille nef du XIe siècle. De cette nef du XIIIe siècle, on ignore quels furent les architectes. Elle est percée de grandes baies en cintre brisé, recoupées par un meneau soutenant deux arcs brisés et une rosace polylobée. Selon l'avis de Lefèvre-Pontalis, ces seize fenêtres en tiers-point «sont d'un style plus avancé que celui des baies du réfectoire», mais il n’y a pas lieu de situer leur exécution après le milieu du XIIIe siècle.
L'ancien réfectoire des moines (devenu en 1852 la bibliothèque du Conservatoire, grâce aux travaux de l’architecte Léon Vaudoyer) représente, avec l’église, le plus beau vestige du prieuré médiéval. Piganiol de la Force en a donné l'appréciation suivante : «Le Refectoir est regardé comme ce qu'il y a de plus parfait en gothique.» L'élégance générale de l'édifice l'a fait attribuer au célèbre Pierre de Montreuil. Mais force nous est de constater aujourd'hui que le doctor lathomorum (docteur des tailleurs de pierres) n'a peut-être été pour rien dans sa conception.








