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Histoire des lieux


l'encens
et
la vapeur


La Monarchie de Juillet

PAS DE CHAUVINISME !

Durant la Monarchie de Juillet, fortement imprégnée par la Révolution industrielle, l’institution s’ouvre plus largement à l’Europe. Les transferts technologiques se multiplient. Espionnage, compétition, exportation et importation deviennent des pratiques courantes. Le Conservatoire (où, en 1819, plusieurs chaires d’enseignement industriel ont été créées) se tourne résolument vers la course au progrès. Dès 1830, on ferme les galeries de filature et d’agriculture, tout comme le cabinet de Vaucanson, encombrés de machines jugées obsolètes. Maquettes et plans-tableaux sont produits en nombre en raison de leur valeur didactique ou documentaire. «Ces nouveaux modèles réduits et ces dessins, lit-on en 1843 dans le Magasin pittoresque, sont exposés dans la galerie du premier étage, où l’on peut admirer aujourd’hui une suite très intéressante des principales machines mises en usage par l’industrie moderne [...]. On y remarque particulièrement les modèles de plusieurs machines à vapeur, des machines soufflantes, la machine à fabriquer le papier continu, celle que M. Philippe a inventée pour la fabrication des roues de voiture, l’appareil de Roth pour la fabrication du sucre, celui de Chevalier pour le même objet, la scierie mécanique de Cochot ; puis, à côté de ces machines d’invention française, on voit, comme témoignage de notre impartialité, quelques-unes de ces conquêtes que l’industrie doit au génie anglais et allemand, telles que la grue double de Hick et Rothwel, le moulin à blé à trois meules, selon le système anglais ; la machine à colonne d’eau de Reichenbach.»
Agrandir l'image : Vue partielle de la grande galerie du premier étage, sous le règne de Louis-Philippe. Comme autant de témoins du progrès industriel, modèles et dessins français ou étrangers s’y alignent avec sagesse. Cette gravure parut dans Le Magasin pittoresque, en 1843. - ©Musée des arts et métiers/P. Faligot/Seventh Square